Mouvement citoyen du Québec

On paie deux fois pour recycler la même canette.

Depuis janvier 2025, le Québec possède une collecte sélective modernisée, financée à 100 % par les producteurs, qui accepte déjà les contenants de boisson en plastique et en aluminium, et dont le mandat couvrira tout le reste à mesure que les centres de tri seront modernisés. Pourtant, on bâtit en parallèle un deuxième système, la consigne élargie, qui coûte des centaines de millions, accumule les ratés et oblige chaque citoyen �� trimballer ses bouteilles. Deux systèmes pour les mêmes contenants : c'en est un de trop.

UN SEUL BAC. UN SEUL SYSTÈME. DES MILLIONS D'ÉCONOMIES.

Le constat

La consigne était essentielle en 1984.
En 2026, elle est nuisible.

Le débat n'est pas « pour ou contre le recyclage ». Il est « un système efficace ou deux systèmes qui se chevauchent ». Voici les six fondements du mouvement Zéro-Consigne.

01

La duplication des coûts

La collecte sélective modernisée est déjà financée par les producteurs à hauteur de 457 M$ par année. La consigne ajoute un réseau parallèle (camions, centres, kiosques, machines, administration) payé par des frais environnementaux sur chaque contenant, donc par vous à l'épicerie.

L'argument économique
02

Un échec de gestion documenté

L'enquête administrative du ministère de l'Environnement (juin 2025) a conclu à 22 manquements réglementaires de l'AQRCB/Consignaction. La phase verre-vin a dû être reportée de deux ans. Même Recyc-Québec s'est offerte de reprendre la gestion.

L'argument de crédibilité
03

La simplicité pour le citoyen

Le bac unifié : « contenants, emballages, imprimés, c'est tout ». La consigne impose l'inverse : stockage à la maison, transport, files d'attente, machines brisées. Les régions éloignées, les aînés et les personnes sans voiture sont les premiers pénalisés.

L'argument populaire
04

L'allègement pour les PME

Dépanneurs et épiceries gèrent manutention, entreposage et insalubrité pour une compensation d'environ 3 ¢ par contenant, jugée insuffisante par leurs propres associations. Les détaillants font déjà de la « résistance » au système.

L'argument des commerces
05

Le pollueur-payeur, pour vrai

Abolir la consigne n'abolit pas la responsabilité des producteurs : la REP du bac est conçue pour les faire payer à 100 %. La consigne, elle, fait payer le citoyen : chaque contenant non rapporté est une perte sèche qui finance le système, soit 157 M$ projetés pour 2023 et 103,5 M$ en 2030 selon l'estimation ministérielle (36 M$ dans l'ancien système).

L'argument de principe
06

Une taxe déguisée, et déficitaire en plus

Le système de consigne se finance en grande partie par les consignes que les citoyens paient mais ne réclament jamais. Pire : selon les propres chiffres du gouvernement, les coûts bruts atteindront 240,8 M$ en 2030 alors que les consignes non réclamées, en baisse, ne couvriront que 103,5 M$. La taxe déguisée ne suffit même plus à financer la taxe. Le reste sera refilé aux producteurs, donc aux prix.

L'argument budgétaire

Ce que nous ne sommes pas

Zéro-Consigne n'est pas un mouvement anti-recyclage. C'est un mouvement pour l'efficacité environnementale par dollar investi : un seul système, moderne, financé par les producteurs, au lieu de deux.

100 % recyclage, 0 % duplication

Les chiffres

Le dossier en huit données vérifiables.

Chaque chiffre provient d'un document public : analyses d'impact réglementaire, rapports d'enquête, bilans officiels.

457 M$
versés par les producteurs à la collecte sélective en 2025, une année de transition à double régime. Le régime complet est conçu pour être financé à 100 % par les producteurs.
Éco Entreprises Québec, bilan 2025 (voir la page Sources pour la nuance)
117,9 M$
coût net total annuel du système de consigne élargi en 2030, selon l'estimation du gouvernement lui-même
Analyse d'impact réglementaire, MELCCFP, 2022, tableau 31
22
manquements réglementaires constatés à l'AQRCB par l'enquête administrative du MELCCFP
Ministère de l'Environnement, juin 2025
157 M$
de consignes non réclamées en 2023 (projection pour la consigne élargie) : payées par les citoyens, absorbées par le système. 103,5 M$ encore projetés en 2030, contre 36 M$ dans l'ancien système.
Analyse d'impact réglementaire MELCCFP, 2022, tableau 8
65 % vs 48 %
taux de récupération de la consigne vs collecte sélective en 2023. L'écart est réel : la question, c'est ce qu'il coûte de le maintenir avec deux systèmes.
15e Bilan de la gestion des matières résiduelles, Recyc-Québec, juin 2025
2 ans
de retard imposé à la consigne du verre et du vin (2025 → 2027) faute de déploiement
Annonce ministérielle, novembre 2024
944 M
contenants consignés jamais remboursés en 2030 (projection) : autant de 10 ¢ payés par les citoyens et absorbés par le système
AIR MELCCFP 2022, tableau 31 (431 M alu + 361 M plastique + 91 M carton + 61 M verre)
−137 M$
déficit annuel projeté du système de consigne en 2030 : coûts bruts de 240,8 M$ contre 103,5 M$ de consignes non réclamées. La taxe déguisée ne suffit plus à financer la taxe.
AIR MELCCFP 2022, tableau 10

Faites le calcul

Ce que la consigne vous coûte, à vous.

Au-delà des budgets publics, la consigne prélève sur chaque ménage un impôt invisible en argent, en temps et en déplacements.

Le 10 ¢ n'est pas un remboursement. C'est votre argent.

Vous payez la consigne à la caisse. Si vous mettez le contenant au bac par facilité, votre 10 ¢ part au système sans que vous soyez remboursé, et le contenant, lui, part au centre de tri comme n'importe quel recyclable. Double gaspillage : votre argent pour financer un système que vous n'avez pas utilisé, et un contenant « consigné » qui finit exactement là où il serait allé sans consigne. Selon les projections ministérielles, 944 millions de contenants consignés ne seront jamais remboursés en 2030.

Consigne payée à la caisse sur une canette0,10 $
Temps, stockage et transport pour la rapportervotre problème
Si vous la mettez au bac par facilité0,10 $ perdu
Avec Zéro-Consigne :Tout au bac.

Montant de consigne : règlement en vigueur (0,10 $ par contenant de 100 ml à 2 L, 0,25 $ pour le verre de 500 ml et plus). À l'échelle du Québec, ces pertes individuelles totalisent 157 M$ de consignes non réclamées projetées pour 2023 et 103,5 M$ en 2030 (AIR MELCCFP 2022, tableaux 8 et 31).

On répond à tout

Les six objections qu'on nous servira, et nos réponses.

« La consigne récupère 65 %, le bac seulement 48 %. »
C'est vrai, et c'est exactement la bonne question. Le 48 % est le taux de l'ancienne collecte sélective en 2023, avant la modernisation entrée en vigueur en janvier 2025 : les données du nouveau système n'existent pas encore. La vraie question n'est pas « quel système gagne aujourd'hui ? », mais « combien sommes-nous prêts à payer pour maintenir deux systèmes parallèles alors qu'un seul, modernisé, peut combler l'écart ? » Investissons l'écart dans UN système au lieu de doubler les structures.
« Le verre du bac n'est pas recyclable, il contamine tout. »
C'était vrai en 2019, et c'est précisément ce que la modernisation corrige. Éco Entreprises Québec investit dans les centres de tri (ex. : Tricentris, +23 M$) et la REP finance les technologies de séparation du verre. Réglons le problème dans UN système au lieu d'en créer deux.
« Le matériel consigné est de meilleure qualité (boucle fermée). »
La qualité vient du tri, pas de la consigne en soi. Les centres de tri modernisés (tri optique, séparation par matière) produisent les mêmes flux de qualité. C'est exactement l'objet du plan de modernisation d'ÉEQ, déjà financé.
« Les gens veulent ravoir leur 10 ¢. »
Le 10 ¢, vous l'avez payé vous-même à la caisse, plus les frais environnementaux, plus votre temps, plus votre essence. Zéro-Consigne vous rembourse autrement : en simplicité et en pression à la baisse sur les prix.
« Les valoristes et organismes communautaires en vivent. »
Transition juste : on les intègre au réseau modernisé. ÉEQ a déjà des obligations envers les entreprises d'économie sociale. La collecte sélective a besoin de main-d'œuvre : c'est un bassin d'emplois à transférer, pas à abolir.
« L'Allemagne et l'Alberta consignent, pourquoi pas nous? »
L'Allemagne a 40 ans d'infrastructure consacrée. Le Québec part de zéro, au moment exact où sa collecte sélective devient la plus avancée au Canada. On ne copie pas le modèle des autres : on capitalise sur notre force.

La fenêtre est maintenant

La phase 3 (verre, vin, carton) n'entre en vigueur qu'en mars 2027. C'est notre moment.

Une élection provinciale en octobre 2026, une réforme inachevée et un gestionnaire sous enquête : jamais le rapport de force n'a été aussi favorable.

Étape 1 · Maintenant

Forcer la conversation

Partager le dossier, interpeller les journalistes et exiger que chaque chef de parti se positionne publiquement.

Étape 2 · Automne 2026

Faire campagne

Porter la question aux candidats dans chaque circonscription, surtout celles sans point de retour Consignaction.

Étape 3 · Hiver 2027

Le mémoire

Déposer un mémoire formel aux consultations du MELCCFP sur la phase 3, appuyé par les associations de commerçants.

Étape 4 · Avant mars 2027

Suspendre, puis abolir

Objectif législatif : suspendre l'élargissement, transférer tous les contenants au système de collecte sélective modernisé, abolir la consigne obligatoire.

« La consigne était la bonne réponse à un problème des années 80. En 2026, la bonne réponse s'appelle un seul bac, financé par ceux qui mettent les contenants sur le marché. »

Passez à l'acte

La consigne ne tombera pas toute seule. Faites-la tomber.

Le mouvement vit si le débat devient public. Trois gestes, deux minutes :

1 · Partagez le dossier

2 · Écrivez à votre député(e)

Un courriel court vaut mille clics. Voici un modèle prêt à envoyer :

Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2025, la collecte sélective modernisée, financée par les producteurs (457 M$ versés en 2025), accepte déjà les contenants de boisson en plastique et en aluminium. Pourtant, le gouvernement poursuit l'élargissement d'un deuxième système parallèle, la consigne, dont le gestionnaire a commis 22 manquements réglementaires selon l'enquête du MELCCFP (juin 2025).

Je vous demande de vous positionner publiquement : êtes-vous favorable à la suspension de l'élargissement prévu en mars 2027 et au transfert de tous les contenants vers la collecte sélective modernisée ?

Dossier complet : zero-consigne.site

Cordialement,

3 · Posez la question aux chefs

En période électorale, une question répétée devient un enjeu. Collez-la sous leurs publications :

« Le Québec finance déjà le recyclage des contenants de boisson via la collecte sélective modernisée (457 M$/an, payé par les producteurs). Allez-vous suspendre l'élargissement de la consigne de mars 2027 et abolir ce système parallèle qui coûte des millions aux citoyens et aux commerçants ? #zeroconsigne #polqc »

Espace médias

Tout ce qu'il faut pour couvrir le dossier, en cinq minutes.

Journalistes, chroniqueurs, recherchistes : les faits sont vérifiables, les sources sont publiques, la question est simple. Contact presse : zeroconsigne@gmail.com

L'angle en une phrase

Le Québec finance deux systèmes parallèles pour recycler les mêmes contenants de boisson : la collecte sélective modernisée (457 M$/an, payée par les producteurs) et la consigne élargie, dont le gestionnaire a accumulé 22 manquements réglementaires et un report de deux ans. Un mouvement citoyen demande d'en abolir un.

Les 3 questions aux chefs de partis

1. Suspendrez-vous l'élargissement de la consigne prévu le 1er mars 2027 ?
2. Combien le réseau Consignaction aura-t-il coûté aux citoyens et aux commerçants en 2030 ?
3. Pourquoi maintenir un système dont le gestionnaire a fait l'objet d'une enquête administrative concluant à 22 manquements ?

Sources primaires (toutes publiques)

· Bilan 2025, Éco Entreprises Québec (eeq.ca)
· Options de système et leurs coûts, Eunomia pour Recyc-Québec, août 2021
· Bilan de l'enquête administrative sur l'AQRCB, MELCCFP, 30 juin 2025
· Analyse d'impact réglementaire, MELCCFP, 2022 et fév. 2025
· Annonce ministérielle de report, 28 nov. 2024

Ce que le mouvement n'est pas

Zéro-Consigne n'est pas un mouvement anti-recyclage. Il propose de consolider la récupération dans le système de collecte sélective modernisé, financé à 100 % par les producteurs selon le principe pollueur-payeur.