Oui, et c’est exactement la nuance qui manque au débat public. Pour l’aluminium et le PET, on l’admet déjà plus haut : le tri à la source donne un flux plus propre que le bac mixte. Pour le verre cassable (vin, spiritueux, eau en verre, phase 3), les sources québécoises (RECYC-QUÉBEC, CRIQ) et des synthèses comme l’OCDE confirment aussi un problème de casse et de contamination au bac. Le verre de bière, lui, reste à part : c’est surtout du réemploi (lavage et remplissage, consigne réutilisable), pas la même logique que la canette ni que le verre à usage unique de la phase 3 (recyclage, pas réemploi). Voir aussi le callout bière ci-dessus.
Le carton multicouche / lait est le maillon le plus faible de l’argument « qualité » : sous des systèmes de consigne canadiens matures, les taux de retour des cartons sont structurellement plus bas que ceux de l’alu ou du verre, et le recyclage reste un procédé complexe (fibres + résidu plastique/alu). ÉEQ projette déjà −65 %+ de multicouches quittant le bac en phase 3. Donc : la consigne ne se justifie pas pareil matière par matière. La phase 3 carton est le meilleur point de débat avant mars 2027, pas une preuve que toute consigne est bonne, ni que notre étude est finie. Voir Sources, Complément · Matières.