Depuis janvier 2025, le Québec possède une collecte sélective modernisée, financée à 100 % par les producteurs, qui accepte déjà les contenants de boisson en plastique et en aluminium, et dont le mandat couvrira tout le reste à mesure que les centres de tri seront modernisés. Pourtant, on bâtit en parallèle un deuxième système, la consigne élargie, qui coûte des centaines de millions, accumule les ratés et oblige chaque citoyen �� trimballer ses bouteilles. Deux systèmes pour les mêmes contenants : c'en est un de trop.
Le constat
Le débat n'est pas « pour ou contre le recyclage ». Il est « un système efficace ou deux systèmes qui se chevauchent ». Voici les six fondements du mouvement Zéro-Consigne.
La collecte sélective modernisée est déjà financée par les producteurs à hauteur de 457 M$ par année. La consigne ajoute un réseau parallèle (camions, centres, kiosques, machines, administration) payé par des frais environnementaux sur chaque contenant, donc par vous à l'épicerie.
L'argument économiqueL'enquête administrative du ministère de l'Environnement (juin 2025) a conclu à 22 manquements réglementaires de l'AQRCB/Consignaction. La phase verre-vin a dû être reportée de deux ans. Même Recyc-Québec s'est offerte de reprendre la gestion.
L'argument de crédibilitéLe bac unifié : « contenants, emballages, imprimés, c'est tout ». La consigne impose l'inverse : stockage à la maison, transport, files d'attente, machines brisées. Les régions éloignées, les aînés et les personnes sans voiture sont les premiers pénalisés.
L'argument populaireDépanneurs et épiceries gèrent manutention, entreposage et insalubrité pour une compensation d'environ 3 ¢ par contenant, jugée insuffisante par leurs propres associations. Les détaillants font déjà de la « résistance » au système.
L'argument des commercesAbolir la consigne n'abolit pas la responsabilité des producteurs : la REP du bac est conçue pour les faire payer à 100 %. La consigne, elle, fait payer le citoyen : chaque contenant non rapporté est une perte sèche qui finance le système, soit 157 M$ projetés pour 2023 et 103,5 M$ en 2030 selon l'estimation ministérielle (36 M$ dans l'ancien système).
L'argument de principeLe système de consigne se finance en grande partie par les consignes que les citoyens paient mais ne réclament jamais. Pire : selon les propres chiffres du gouvernement, les coûts bruts atteindront 240,8 M$ en 2030 alors que les consignes non réclamées, en baisse, ne couvriront que 103,5 M$. La taxe déguisée ne suffit même plus à financer la taxe. Le reste sera refilé aux producteurs, donc aux prix.
L'argument budgétaireZéro-Consigne n'est pas un mouvement anti-recyclage. C'est un mouvement pour l'efficacité environnementale par dollar investi : un seul système, moderne, financé par les producteurs, au lieu de deux.
100 % recyclage, 0 % duplicationLes chiffres
Chaque chiffre provient d'un document public : analyses d'impact réglementaire, rapports d'enquête, bilans officiels.
Faites le calcul
Au-delà des budgets publics, la consigne prélève sur chaque ménage un impôt invisible en argent, en temps et en déplacements.
Vous payez la consigne à la caisse. Si vous mettez le contenant au bac par facilité, votre 10 ¢ part au système sans que vous soyez remboursé, et le contenant, lui, part au centre de tri comme n'importe quel recyclable. Double gaspillage : votre argent pour financer un système que vous n'avez pas utilisé, et un contenant « consigné » qui finit exactement là où il serait allé sans consigne. Selon les projections ministérielles, 944 millions de contenants consignés ne seront jamais remboursés en 2030.
Montant de consigne : règlement en vigueur (0,10 $ par contenant de 100 ml à 2 L, 0,25 $ pour le verre de 500 ml et plus). À l'échelle du Québec, ces pertes individuelles totalisent 157 M$ de consignes non réclamées projetées pour 2023 et 103,5 M$ en 2030 (AIR MELCCFP 2022, tableaux 8 et 31).
On répond à tout
La fenêtre est maintenant
Une élection provinciale en octobre 2026, une réforme inachevée et un gestionnaire sous enquête : jamais le rapport de force n'a été aussi favorable.
Partager le dossier, interpeller les journalistes et exiger que chaque chef de parti se positionne publiquement.
Porter la question aux candidats dans chaque circonscription, surtout celles sans point de retour Consignaction.
Déposer un mémoire formel aux consultations du MELCCFP sur la phase 3, appuyé par les associations de commerçants.
Objectif législatif : suspendre l'élargissement, transférer tous les contenants au système de collecte sélective modernisé, abolir la consigne obligatoire.
« La consigne était la bonne réponse à un problème des années 80. En 2026, la bonne réponse s'appelle un seul bac, financé par ceux qui mettent les contenants sur le marché. »
Passez à l'acte
Le mouvement vit si le débat devient public. Trois gestes, deux minutes :
Un courriel court vaut mille clics. Voici un modèle prêt à envoyer :
En période électorale, une question répétée devient un enjeu. Collez-la sous leurs publications :
Espace médias
Journalistes, chroniqueurs, recherchistes : les faits sont vérifiables, les sources sont publiques, la question est simple. Contact presse : zeroconsigne@gmail.com
Le Québec finance deux systèmes parallèles pour recycler les mêmes contenants de boisson : la collecte sélective modernisée (457 M$/an, payée par les producteurs) et la consigne élargie, dont le gestionnaire a accumulé 22 manquements réglementaires et un report de deux ans. Un mouvement citoyen demande d'en abolir un.
1. Suspendrez-vous l'élargissement de la consigne prévu le 1er mars 2027 ?
2. Combien le réseau Consignaction aura-t-il coûté aux citoyens et aux commerçants en 2030 ?
3. Pourquoi maintenir un système dont le gestionnaire a fait l'objet d'une enquête administrative concluant à 22 manquements ?
· Bilan 2025, Éco Entreprises Québec (eeq.ca)
· Options de système et leurs coûts, Eunomia pour Recyc-Québec, août 2021
· Bilan de l'enquête administrative sur l'AQRCB, MELCCFP, 30 juin 2025
· Analyse d'impact réglementaire, MELCCFP, 2022 et fév. 2025
· Annonce ministérielle de report, 28 nov. 2024
Zéro-Consigne n'est pas un mouvement anti-recyclage. Il propose de consolider la récupération dans le système de collecte sélective modernisé, financé à 100 % par les producteurs selon le principe pollueur-payeur.